La caravane européenne : Bruxelles, Charleroi, Paris, Lyon, Marseille et Nice !

La « caravane belge » composée de groupes de chômeurs, SDF, syndicalistes s'est mise en route en autocar et minibus samedi 3 décembre pour rejoindre d'abord à Paris « l'Assemblée des chômeurs et des précaires en lutte ». A l'issue de l'Assemblée, allemands, autrichiens, suisses, italiens rejoignaient nos amis belges pour Lyon où ils étaient rešus par AC ! et le maire de Vénissieux avant d'être logés par le Comité d'entreprise de l'EDF. Le lendemain, départ « trop » rapide pour Marseille (la caravane ne put s'associer aux mobilisations pour des trains gratuits) où les attendaient le Collectif d'AC !, avec de nouvelles actions à l'appui. Et très tôt le mercredi 5 départ pour Nice.

Le « gros des troupes belges » provient de Charleroi, Bruxelles, Liège, un peu de Flandre. Parmi ceux de Charleroi, le groupe des SDF. Charleroi, ancien bastion ouvrier en pleine désertification industrielle (plus de 30% de chômage) est en point de l'exclusion et de la précarisation. Rien qu'à Charleroi, il y a 5000 logements vides et plusieurs centaines de personnes dans la rue. Celles et ceux de la caravane étaient aussi celle et ceux qui avaient occupé l'Hôtel de ville lors du passage de la 1ère Marche européenne pour Amsterdam en 1997.

Au retour de Nice, une première réunion de bilan très positive a tracé aussi des perspectives : se fonder dans un premier temps sur Charleroi en association de précaires minimexés, SDF, pour permettre de s'exprimer et d'agir ensemble. Rompre ainsi l'isolement et l'atomisation sociale, souvent extrêmes. L'action de réquisition alimentaire à Marseille avec les copains d'AC ! a impressionné dans le sens que faute d'autres lieux collectifs, l'action collective permet de se faire entendre.

Le Collectif belge des Marches européennes sort renforcé de « l'aventure » de la caravane. Face au consensus néolibéral autour de l'Europe telle qu'elle se construit, la critique de la Charte et les revendications des Marches européennes, en particulier pour un revenu minimum digne pour tous, rencontre une écoute croissante. Alors que l'on parle beaucoup de l'Europe sociale, on l'enterre de plus en plus de sommet européen à sommet européen.

L'Europe sociale s'imposera par la mobilisation commune des collectifs d'associations et de syndicats à l'échelle européenne. Rendez-vous à Bruxelles à la fin de l'an 2001 !

JP de Ley ( Collectif des Marches belges)

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