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Très attristé(e)s, nous devons vous communiquer que Manfred Fischer vient de nous quitter.

Manfred Fischer 2014Très attristé(e)s, nous devons vous communiquer que Manfred Fischer vient de nous quitter.

Né le 24 juillet 1939 à Dinabourg/Daugavpils en Lettonie, de nationalité allemande, il vivra à Beyrouth de 1948 à 1964 où il passa son bac dans une école italienne ainsi qu'une licence de physique nucléaire, étude qu'il poursuivra à Lyon en 1977, après avoir vécu en France et en Allemagne.

Nous nous sommes rencontrés dans le cadre de la revue Diagonales Est-Ouest, dont il était le principal animateur.

Il était traducteur bénévole à double titre pour les Euromarches, ainsi qu'avec le réseau Babels pour le Forum Social Européen et le Forum Social Mondial. Son parcours mouvementé avait fait de lui un polyglotte: il parlait couramment l'allemand, le français, l'italien,l'anglais, savait s'exprimer en russe et en arabe.

Mais il possédait également le langage social, économique et politique de notre époque. D'une culture immense, il était toujours jovial,chaleureux, disponible, exprimait le bonheur de vivre. Avec son horizon international et son dévouement pour une Europe sociale, démocratique et solidaire, il incarnait dans sa personne ce pour quoi les Euromarches se sont battues et continuent à se battre.

Il laisse un grand vide. Manfred, tu vas nous manquer.

Toute notre amitié à Nicole, Matthias et toute sa famille.

Pour les Euromarches : Angela, Michel, Piet, Ingrid, Daniel, Laurent, Alain

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"Le 28 juin, toute l'Europe est derrière la France!

Berlin 2016-06-28Sous la pression de l'UE et de la religion de la compétitivité, le gouvernement français - comme également le belge - veut faire passer une "réforme du droit du travail" comme cela a déjà été le cas en Italie, en Espagne, en Grèce, en Bulgarie, en Roumanie, au Royaume Uni et en Allemagne depuis 2004.
Derrière cette appellation qui sonne "moderne" se cache en réalité le projet de remplacer les lois qui protègent les salariés par de nouvelles règles favorables aux entrepreneurs : la suppression des clauses davantage favorables aux salariéEs, une flexibilité accrue, un allongement du temps de travail et une baisse des salaires nets ainsi que du temps libre. De plus, il est prévu de court-circuiter les syndicats par des accords d'entreprise, ce qui permettrait de soumettre les salariéEs au chantage de la suppression de leurs postes de travail.
Dans toute l'Europe des hommes se tiennent à côté de ceux qui luttent en France pour dire NON à ces soi-disant réformes et pour le retrait de la "Loi Travail".
Vous aussi, donnez un carton rouge à la "Loi Travail" !"
 
Petit clin d'oeil à Berlin - ville qui ne s'est vraiment développée qu'à partir de la fin du XVIIe siècle et de l'arrivée massive des Huguenots chassés de France par la révocation de l'Edit de Nantes par Louis XIV... déjà une histoire de migrants ! - la manif' partira de la place de Paris (sur laquelle se trouve la porte de Brandebourg, qui commémore une victoire prussienne sur la France...) pour se diriger vers l'ambassade de France, située non loin de là !
Et Norbert signe pour les Marches Européennes et un groupe de travail - immigration ? - du syndicat de la métallurgie (IGMetal).

Ils marchent contre l'austérité

Partis des quatre coins de l'Europe, ils marchent vers Bruxelles. Hier, les Espagnols ont fait escale à l'Hospitalet où un collectif et 7 marcheurs ariégeois solidaires les attendaient. L'objectif de ces marches ? Dénoncer l'austérité en Europe.

«El pueblo unidos jamas sera vencido». C'est d'une seule voix qu'Espagnols et Ariégeois ont scandé leur refus de la politique d'austérité en Europe et affirmé leur désir d'une «Europe solidaire et démocratique». Mais ce moment de chaleur, d'unité et de convivialité transfrontalier, il aura fallu le mériter…

À l'Hospitalet, hier, ce sont deux périples qui se sont croisés. Celui des Espagnols, les euromarcheurs partis de Gibraltar direction Bruxelles afin d'être présents lors du sommet des chefs d'État de l'Union européenne le 15 octobre. Et celui de sept Ariégeois, sur la route depuis lundi. «Comme ça s'appelle une marche on a décidé de marcher». Les vaillants ont choisi un parcours symbolique : le sentier des Bonshommes, au départ de Montségur. 75 km, et 2 600 m de dénivelé positif plus tard, ils ont été accueillis à l'Hospitalet par un collectif composé d'Attac, Solidaires, EELV, NPA, Ensemble!, CGT et FSU. Dans leur sac, un cadeau pour les Espagnols : un bâton de marche en frêne, fabriqué par l'un d'entre eux.

Après l'arrivée de locaux, devant la gare, on attendait celle des «voisins», en escale à Andorre, pour dénoncer les paradis fiscaux. Et c'est vers 15 h 30, que le bus aux couleurs de l'euromarche a été accueilli en chanson, et sous les applaudissements. «Quatre marches sont parties d'Espagne, des îles britanniques, de Grèce et de Berlin, détaille Pedro Arrojo Agudo, professeur à l'université de Saragosse et coordinateur des euromarches. On arrivera tous ensemble à Bruxelles le 15 octobre». Là, ils encercleront le Parlement. L'universitaire poursuit : «La marche, c'est un groupe de messagers. Ce qu'on fait, c'est déférer des luttes locales et régionales et mener à Bruxelles les doléances. On ramasse les mobilisations de chaque endroit.» De l'Ariège, les Espagnols emporteront l'impression d'être accueillis «par des voisins, des frères» dont les grands-parents ont passé la frontière. Pedro Arrojo Agudo l'affirme : «Vous nous donnez du courage. C'est ça qu'on emporte dans nos cœurs».

Source : http://www.ladepeche.fr/article/2015/10/08/2193427-ils-marchent-contre-l-austerite.html 

 

 

Lara Winter

Chers amis,

Lara Winter est décédée, le 14 avril de cette année 2016. Elle était une militante de la première heure d'AC! ainsi que des Marches Européennes, au sein desquelles elle avait assumé beaucoup de tâches. Elle avait toujours été présente de manière très active à nos coordinations européennes. Elle avait enrichi, notamment par ses compétences linguistiques et politiques, notre tentative de bâtir, à partir de la base, un mouvement européen solidaire.
Née en 1930 en Allemagne, elle avait dû fuir avec sa famille en 1936. Après une traversée de plusieurs pays d'Europe centrale et des Balkans, elle avait fini par trouver refuge en France en 1938. Elle en obtiendra la nationalité en 1960.
Elle a, par son histoire personnelle et son engagement, jeté un pont entre les générations et incarné ainsi - comme quelques autres d'entre nous qui nous ont quitté - l'idée d'une autre Europe, solidaire, sociale et démocratique. Lara a aussi été très engagée dans les Forums Sociaux Européens.

Ces dernières années, son état de santé ne lui avait plus permis de participer aux Marches au niveau européen: elle n'en suivait pas moins de près les activités du réseau.
Elle nous manquera...

Angela, Manfred, Michel