Aux candidates et candidats aux élections européennes 2019

Le chômage de masse, l’emploi précaire, la pauvreté et les exclusions doivent être combattus.

Les réponses de l’Union européenne : austérité, précarisation, ubérisation, sanctions, répression.

60 ans après la création de ce qui deviendra l’Union européenne, 20 ans après celle de l’euro,
les institutions européennes ont mené des politiques économiques néolibérales dans tous les États conduisant à la situation générale actuelle : baisse des salaires, précarité, austérité généralisée pour l’immense majorité des populations, radiations et sanctions contre celles et ceux qui sont au chômage.

Pourtant, confronté(e)s aux effets d’une mondialisation uniquement en faveur des plus riches, nous pensons que l’on peut inverser le cours des choses, en finir avec l’exploitation néo-libérale, arrêter tout ce qui conduit au dépérissement des exploité(e)s et de la planète.

Les mobilisations récentes en Europe aussi, comme actuellement en France, montrent que, malgré une répression croissante, la résignation, la montée des gouvernements autoritaires ou même fascisants, ne sont pas inéluctables.

Pour une refonte globale des institutions européennes

On ne pourra inverser la tendance sans une remise en cause radicale des institutions qui nous gouvernent tant nationalement qu’à l’échelle européenne. Cela ne dépend pas que des chômeuses,
des chômeurs et des précaires. Mais ces derniers, comme d’autres, doivent être présents partout où se décide leur présent et avenir.

Nous voulons une Europe sociale fondée sur le respect fondamental des droits sociaux

-Le droit à l’emploi, les droits des salariés, le droit à un salaire minimum européen, le droit à des conditions de travail décentes.
-Contre les emplois précaires ou à temps partiels imposés.
-Les droits à des moyens d’existence pour vivre et non survivre. Toute personne a droit à un revenu minimum défini au niveau européen en rapport avec la richesse produite dans les États dans lesquels elle vit.
-Les droits au logement et à l’habitat. Les biens communs comme l’eau doivent être reconnus comme bien publics et ne doivent pas être livrés aux forces du marché.
-Les droits à des services publics pour la santé, l’enseignement, la formation, la culture.
-Les droits de la famille, de l’enfant, des personnes handicapées ou âgées.
-Le droit à une alimentation et un environnement sains

Ces droits concernent toutes et tous, dans l’égalité, sans distinction de sexe, de couleur de peau ou d’origine, dans le cadre de la libre circulation et d’installation.

Comment ?

Il n’y aura pas de solutions durables aux crises que nous traversons sans des réponses à ces exigences que nous portons depuis des années. Il n’y aura pas de justice sociale sans justice fiscale, sans redistribution des richesses, sans l’ abolition des dettes illégitimes.
Il n'y aura pas non plus de solution si une véritable transition écologique ne répond pas au changement climatique, ce qui créerait par ailleurs des millions d'emplois.

Coordination des Euromarches 27/01/2019 (Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. )

"Le 28 juin, toute l'Europe est derrière la France!

Berlin 2016-06-28Sous la pression de l'UE et de la religion de la compétitivité, le gouvernement français - comme également le belge - veut faire passer une "réforme du droit du travail" comme cela a déjà été le cas en Italie, en Espagne, en Grèce, en Bulgarie, en Roumanie, au Royaume Uni et en Allemagne depuis 2004.
Derrière cette appellation qui sonne "moderne" se cache en réalité le projet de remplacer les lois qui protègent les salariés par de nouvelles règles favorables aux entrepreneurs : la suppression des clauses davantage favorables aux salariéEs, une flexibilité accrue, un allongement du temps de travail et une baisse des salaires nets ainsi que du temps libre. De plus, il est prévu de court-circuiter les syndicats par des accords d'entreprise, ce qui permettrait de soumettre les salariéEs au chantage de la suppression de leurs postes de travail.
Dans toute l'Europe des hommes se tiennent à côté de ceux qui luttent en France pour dire NON à ces soi-disant réformes et pour le retrait de la "Loi Travail".
Vous aussi, donnez un carton rouge à la "Loi Travail" !"
 
Petit clin d'oeil à Berlin - ville qui ne s'est vraiment développée qu'à partir de la fin du XVIIe siècle et de l'arrivée massive des Huguenots chassés de France par la révocation de l'Edit de Nantes par Louis XIV... déjà une histoire de migrants ! - la manif' partira de la place de Paris (sur laquelle se trouve la porte de Brandebourg, qui commémore une victoire prussienne sur la France...) pour se diriger vers l'ambassade de France, située non loin de là !
Et Norbert signe pour les Marches Européennes et un groupe de travail - immigration ? - du syndicat de la métallurgie (IGMetal).

Très attristé(e)s, nous devons vous communiquer que Manfred Fischer vient de nous quitter.

Manfred Fischer 2014Très attristé(e)s, nous devons vous communiquer que Manfred Fischer vient de nous quitter.

Né le 24 juillet 1939 à Dinabourg/Daugavpils en Lettonie, de nationalité allemande, il vivra à Beyrouth de 1948 à 1964 où il passa son bac dans une école italienne ainsi qu'une licence de physique nucléaire, étude qu'il poursuivra à Lyon en 1977, après avoir vécu en France et en Allemagne.

Nous nous sommes rencontrés dans le cadre de la revue Diagonales Est-Ouest, dont il était le principal animateur.

Il était traducteur bénévole à double titre pour les Euromarches, ainsi qu'avec le réseau Babels pour le Forum Social Européen et le Forum Social Mondial. Son parcours mouvementé avait fait de lui un polyglotte: il parlait couramment l'allemand, le français, l'italien,l'anglais, savait s'exprimer en russe et en arabe.

Mais il possédait également le langage social, économique et politique de notre époque. D'une culture immense, il était toujours jovial,chaleureux, disponible, exprimait le bonheur de vivre. Avec son horizon international et son dévouement pour une Europe sociale, démocratique et solidaire, il incarnait dans sa personne ce pour quoi les Euromarches se sont battues et continuent à se battre.

Il laisse un grand vide. Manfred, tu vas nous manquer.

Toute notre amitié à Nicole, Matthias et toute sa famille.

Pour les Euromarches : Angela, Michel, Piet, Ingrid, Daniel, Laurent, Alain

 

Lara Winter

Chers amis,

Lara Winter est décédée, le 14 avril de cette année 2016. Elle était une militante de la première heure d'AC! ainsi que des Marches Européennes, au sein desquelles elle avait assumé beaucoup de tâches. Elle avait toujours été présente de manière très active à nos coordinations européennes. Elle avait enrichi, notamment par ses compétences linguistiques et politiques, notre tentative de bâtir, à partir de la base, un mouvement européen solidaire.
Née en 1930 en Allemagne, elle avait dû fuir avec sa famille en 1936. Après une traversée de plusieurs pays d'Europe centrale et des Balkans, elle avait fini par trouver refuge en France en 1938. Elle en obtiendra la nationalité en 1960.
Elle a, par son histoire personnelle et son engagement, jeté un pont entre les générations et incarné ainsi - comme quelques autres d'entre nous qui nous ont quitté - l'idée d'une autre Europe, solidaire, sociale et démocratique. Lara a aussi été très engagée dans les Forums Sociaux Européens.

Ces dernières années, son état de santé ne lui avait plus permis de participer aux Marches au niveau européen: elle n'en suivait pas moins de près les activités du réseau.
Elle nous manquera...

Angela, Manfred, Michel